Anciens du Gué - version du 2 septembre 2020

Je me souviens...

Section (inspirée par Michel Bigot en référence à l'ouvrage de Georges Perec) consacrée au dialogue entre nous :

Nous avons tous des souvenirs, des anecdotes à propos du Gué. A vous de nous les faire partager, avec vos propres mots, en "commentaire" ci-dessous ("COMMENTER CET ARTICLE").

Même si vous ne faites que "graver vos initiales" sur ce "mur" pour nous dire "j'y étais et je suis toujours avec vous !",  je peux vous assurer que cela fera plaisir à au moins l'un d'entre nous : Moi !

Nb. : Si vous indiquez votre adresse email, elle ne sera pas publiée. Cela peut-être utile si vous souhaitez transmettre des documents à intégrer dans le site. Le cas échéant, je vous recontacterai directement.

Vous pouvez également me transmettre vos coordonnées et commentaires privés via le menu "contact".

 

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Mail reçu par Gilles Gauthier 30/07/2018 17:32

23 juillet 2018

Bonjour Gilles,
Je suis vraiment content de ton retour.

Je retiens de mon passage au Gué, une grande expérience humaine.
Ce Cap de peintre décorateur aura été mon seul vrai diplôme pour me jeter dans la vie professionnelle.
Je retiens surtout mon contact avec Lucien Génovésio qui ,comme à 2 de mes camarades( Gimgembre et Halama) nous avait ouvert les portes de son atelier dans le 14 ème .
Tout en discrétion, Lucien est quelqu'un que j'ai toujours apprécié et respecté. Géno est celui qui m'a fait découvrir le monde du "précieux" dans mon expérience professionnelle.
On était en 77.

Chez Géno, j'ai croisé Rafaël Ramos, un ancien d'une promo que j'avais eu l'occasion de rencontrer un peu par hasard auparavant.

J'ai recroisé Patrick Chiapparelli (de ma promo 74-77) quand je suis descendu sur Nice ou j'avais trouvé un poste de chef d'atelier de peinture en lettres.

Plus récemment, j'ai repris contact avec Francis Gimgembre, avec lequel nous avons vraiment des choses en commun. (Cohabitation parisienne lors de notre expérience chez Géno).

J'aimerai vous raconter une anecdote.

Pour ressituer , nous étions fin juin 77 , juste après les épreuves du Cap.
J'avais invité sur un week end chez mes parents, tous les gars de la promo qui le désiraient. ( j'habitais un petit village entre Villers-Cotterêts et Soissons à 45 mn du Gué).

On s'était retrouvé une bonne dizaine à passer un très bon moment.
A vivre, rigoler, boire et manger et je crois même que pour certains, quelques relations intimes avec les copines que j'avais invitées ont été au menu.

Mon père, ancien militaire de carrière raccontait à certains ses souvenirs d'Indochine, du VietNam, d'Algérie, ...Je me souviens de Pires Trigo et de Chiapparelli à boire ses récits. et pas que !
Ils ont fini ronds commes des queues de pelle.

D'autres, plus intéréssés par le spiritisme, s'était rapprochés de ma Maman avec laquelle je pratiquais la discipline.
Ils ont forcément voulu connaitre les résultats du Cap.Eh oui, on en sortait tout juste.
A 90% juste, les résultats en ont renversés quelques uns...J'ai le souvenir de Chiaparelli je crois que c'est lui, qui s'est sauvé de cette pièce bien mal à l'aise allant se libérer l'estomac sur les plantes de ma maman!

En fait, Chiapparelli était un peu partout. On était très proche. Niçois, je lui avais proposé d'être son correspondant.
J'avais une petite 125 Honda. On a fait plusieurs fois le trajet sur cette bécane.

Et puis encore tellement d'autres choses à se raconter.

Pour aujourd'hui, je pense qu'on a déjà bien avancé.
Une grosse bise à ceux qui se reconnaitront dans ces quelques lignes.

A bientôt,
Hubert Brunelle (promo 74-77)

Mail reçu par Gilles Gauthier 18/05/2018 09:25

MAI 68 (Jubilé)

"Je me souviens du samedi 18 mai 1968.

D’après la météo de l’époque, la période était « médiocre et froide ». Ceux qui pouvaient sortir du Gué pour le week-end étaient rassemblés ce matin-là dans la cour devant le bâtiment des dortoirs. Notre cher surgé au regard si doux faisait l’appel (il adorait faire l’appel) et il vérifiait si on était propre sur nous. On n’avait pas intérêt à déconner à ce moment-là (j’ai le souvenir d’un élève collé et privé de sortie au dernier moment !).
Nous étions en plein mai 1968 et bien qu’on n’avait pas le droit de regarder la télévision au château on savait bien que la situation était très agitée dans la capitale. Je ne sais pas pourquoi on m’avait autorisé à aller chez mon correspondant à Paris en plein bordel. Je devais selon la demande de sortie aller chez mon oncle et ma tante qui habitaient à Boulogne-Billancourt, je devais, mais, je n’y suis jamais allé.
Le car était garé juste en face de la route, devant l’entrée du Gué, vous vous souvenez ?
Dès qu’on était grimpé dedans, c’était déjà la liberté et on était excité de sortir de ce qu’on considérait comme une prison, mais que, 50 ans après, certains regrettent un peu. Moi, beaucoup.
Ce samedi 18 mai 1968 à la gare de Meaux plus de train pour monter à Paris. Grève générale ! Cool ! Pour cette sortie hors norme j’avais comme compagnons de voyage Dominique Blanchot (mon cher Dominique que j’aimerais tant retrouver !) et un autre élève dont hélas je me souviens plus du nom. On a fait de l’auto-stop pour arriver jusqu’à Paris. Une fois dans la capitale pas question d’aller chez tonton et tata, avec mes compagnons on désirait faire nous aussi la révolution et bien sûr ne jamais retourner au Gué.
Tous les trois nous sommes allés au Quartier Latin et plus précisément à la Sorbonne pour voir ce qui s’y passait. Je me souviens d’un grand ampli plein à craquer, de beaucoup de ferveur, d’un indien enturbanné qui filmait avec une petite caméra Super8. On est resté sur place comme des ploucs toute la nuit puis le lendemain matin, avec des rames de tracs qu’on nous avait filés (Je me souviens du titre du trac « De Gaulle, dix ans, ça suffit ! ») on est parti en province, dans le Morvan chez les parents de mon ami Blanchot. Combien de temps nous y sommes restés à manger midi et soir des asperges, je m’en souviens plus vraiment. On a été faire un peu d’agitation dans les bahuts du coin puis comme cette révolution avait fait un peu son temps, on a fini par rentrer au bercail, c’est à dire au Gué, p’t-être deux semaines après être sorti ce fameux samedi 18 mai 1968.
C’était un peu la fin du rêve, de notre innocence et à la rentrée en septembre bien qu’on nous autorisait à avoir les cheveux un peu au-dessus des oreilles, pour ma troisième et dernière année l’ambiance était un peu pourrie. Pourrie au point que presque tous les peintres-décos de 3ème ont triché à l’examen du CAP en juin 1969. Mais là c’est une histoire que j’espère pouvoir vous raconter une autre fois."

​​​​​​Michel Bigot - promo 69

Mail reçu par Gilles Gauthier 22/02/2018 23:45

Je me souviens très bien de cette maquette en staff, au très joli profilé.
Je me souviens aussi d'avoir vu un jour de 1963, devant le bureau du Directeur, le même modèle de voiture...carrosserie en résine, dont le capot et coffre étaient maintenus par des attaches en cuir.
C'était Gérard qui était de passage...
Une très belle voiture...une magnifique carrière...
Jean Yves Dubus 1961/1964 ( peinture-deco)

Transcrit par G. Gauthier 25/01/2018 19:39

Cher Compagnon,

Belle mission entreprise afin de faire connaître cette vieille et honorable maison où bcp de jeunes gens ont appris ds l'enthousiasme un métier,où subitement tt devenait possible grâce à des maîtres ns faisant découvrir les talents que ns portions...
et puis... cette camaraderie généreuse entre exilés ! qui dure encore pour bcp depuis plus de 50 ans .
Merci au Gué.

C'est André Gailhard,mon " vieil " et précieux ami des années 59/62,plus connu s/le diminutif de Dède,qui vient de me faire parvenir ton site. Bravo.
Je le laisserai te renseigner sur l'épopée de notre promo car il a tjs été la mémoire,le lien entre ns ts,l'organisateur émérite de différentes rencontres réussies entre anciens.

Comme lui,en déco (59/62),ns avons gardé un lien fraternel et un amour commun et inconsidéré de...."la lettre",de "la calligraphie ". La marque du Gué !!

Je vais me permettre maintenant d'ajouter quelques précisions aux lignes de ton site :
-"Popol" avait 2 filles,Catherine (dcd) et Christine,sa cadette,mariée à un ancien du Gué.[...]
-Fr.Digues est devenu IPR d'arts appliqués.
-le fronton de temple + vases grecs....réalisés pour un salon de l'éducation soit en 1960, soit en 1961....j'avais l'honneur d'avoir été choisi afin d'animer le stand pour les visiteurs.
-en 1959 le CET avait encore pour intitulé " centre d'apprentissage d'artisanat d'art" fondé après la guerre par un ancien des Arts Déco de Paris,Hubert Désagneaux. [...]

Une pensée cordiale et bien chaleureuse.

extrait du "courriel" de Jacques Gaffier du 10 août 2017

Transcrit par G.Gauthier 14/01/2018 18:40

Procédons par ordre comme dirait le désordonné que je suis ! ! 

ça devait être 61/64  ! ! 
J étais en staff chez Dédé la filasse , petit bonhomme très roublard dont les mains devaient au moins avoir l'intelligence de son cerveau !  et c'est peu dire !  Combien de fois est il rentré dans les "chiottes" en sifflant, faisant croire ainsi qu il était un élève, et nous piquant bien entendu entrain de fumer ! !

Je suis passé au Gué en 2011 après avoir eu un peu de mal  a trouver ,  la porte d entrée n étant plus a la même place ! que veux tu  il ne faut rien changer aux vieux  ! Pour moi grosse déception de ne plus voir le même film ! [...] des bâtiments  jaillis de partout, sûrement sur l espace terrain de sports, je suis rentré là-dedans comme dans un moulin !
J ai bien sûr filé au château, ou en fermant les yeux  j ai revu la grosse bedaine de Paupaul ! entendu p'tit Bill notre surgé nous dire sa phrase préférée " dit Papillault  ça t écorcherait la gueule d’être poli ! " Une bande son seulement dans ma tête ! Enfin je te raconte ce que tu as du connaitre au fil de ces temps, mais c est a la fois amusant et angoissant de se retrouver dans ces décors silencieux ou l on recherche une odeur, un bruit, enfin  des tas de trucs qui remontent sans bien sûr arriver a ce que tu aimerais !   Ainsi va la vie

Bien entendu je t autorise a utiliser les images, envoyées dans ce but !  

les profs devaient être en gros les mêmes que ceux que tu as croisés, j avais appris quelques temps après être sorti que Poiley était mort en réparant le pneu de sa voiture, un camion l aurait happé ! !  est ce vrai? mais cela m avait choqué beaucoup !

j ai peu de nouvelles d autres sbires , quelques news de Pierre Ducrocq  section peinture, jean François Lair avec qui nous avions monté une boite ensemble a Marseille ! et qui est maintenant basé a Nice !  j ais aussi eu quelques échanges épistolaires rapides avec Daniel Bouston que j avais bien connu au Gué [...]

Enfin tu vois ! pas mal de choses à échanger, on a fait la même guerre ! rires
Je te souhaite plein de jolies choses  et je pense que j aurai plaisir a te relire.

extrait du "courriel" de Pierre Papillault du 7 août 2017